Ava (2017) de Léa Mysius

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Superbe film aux visiteurs du soir pour la semaine de la critique. Pour moi c’était le meilleur 😉 .

J’ai adoré les scènes de braquage sur la plage ainsi que la façon dont l’héroïne tente de résoudre ses problèmes (urgence de la libido et de l’émancipation à cause de sa perte de vue rapide ) . Un film que je conseille vivement, pas au plus jeune car certaines scènes sont très érotiques …

Il va falloir suivre cette réalisatrice ! Elle a répondu au question après le film :

A noter que le système pour voter était plus pratique cette année (coupons détachables):

 

Le Voyage au Groenland (2016) de Sébastien Betbeder

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C’est un très bon film sur deux adulescents (Thomas & Thomas) qui partent au Groenland.   On rigole ( connexion internet avec un modem, déclaration ASSEDIC et son explication, rencontre avec le chasseur, …), on découvre des paysages, on découvre des coutumes un peu déconcertante (chasse , volet aux fenêtres, gastronomie 😉 .. ) qui part moment peuvent mettre mal à l’aise ( découpage du phoque ), on parle aussi de la relation père-fils et les non-dits, ainsi que des problématiques locales ( Facebook, départ des jeunes, alcool, …) . Ce qui est du sûr c’est que l’on est dépaysé et que l’on passe un très bon moment un peu comme sur des montagnes ruses 🙂 .

J’ai du mal à comprendre pourquoi ce film n’est pas passé au masque et la plume. On passe vraiment un bon moment.

Bravo au visiteur de soir pour cette programmation.

 

Un jour comme un autre (2015) par Fernando León de Aranoa

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C’est un très bon film, le sujet de l’humanitaire ne prête pas à rire mais grâce à « B » et « Mambru » on passe du rire au drame quotidien. Certaines choses qui pourraient être anodines, comme chercher une corde deviennent de réelles missions (les missions: sortir le « gros » du puits, trouver une corde, trouver un ballon, contourner des vaches). Par moment on a la haine du système quand une fois cette fameuse corde trouvée, les militaires de l’ONU la coupent et prennent le reste. Et c’est aussi toujours ses mêmes militaires qui vont sauver in extremis un bus de prisonniers.

Le rire se mélange au drame humanitaire, et s’y greffe aussi une ancienne histoire d’amour. Le mélange est superbe, un message passe, la difficulté de l’humanitaire, son désarroi, sans que nous le vivions comme moralisateur. Et j’insiste sur le personnage de « B » qui est vraiment excellent, on ne sait pas si on rit de lui ou si on rit avec lui. On note aussi l’opposition entre Mambru qui est plutôt un humanitaire désabusé par le système et Sophie qui est nouvelle et pleine de conviction. Il est évident que le travail d’humanitaire fini par désabusé les personnes, leur travail doit parfois se transformer par celui de simple observateur car ils sont pris en tenaille par les gouvernements (et leurs lois) et les forces en présence.

Par moment quand on est vraiment désabusé du système le rire reste le meilleur remède, et je pleure déjà le départ du Petit Journal de Yann Barthès. C’était exactement cela faire rire avec des sujets sérieux !

En résumé : je vous conseille ce film une vrai comédie dramatique !

Quand on a 17 ans (2016) par André Téchiné

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J’ai du mal à parler de ce film mais essayons! Tout d’abord, on y trouve nombre d’oppositions.

  • L’élève fils fermier (travail le matin, bus loin, ..) et celui de la ville.
  • Le mauvais élève et le bon élève (au début du film)
  • Le militaire et le docteur.
  • L’un qui reconnait son désir et l’autre qui le refuse (au début)

C’est peut-être cet ensemble d’oppositions qui m’ont empêcher de croire à la crédibilité de l’histoire, même si elle est belle et merveilleusement filmée. Les montagnes enneigées sont magnifiques, j’avais presque envie de faire une randonnée. Ou alors peut-être que le manque de crédibilité vient du fait de voir la démarche du fermier quand il marche dans la montagne, il fait des sauts en marchant. J’ignore combien de kilomètres on doit faire avec une telle marche 😉 . J’aimerai pouvoir plonger comme le fermier dans un lac en haut d’une randonnée sans mourrir d’une hydrocution.

Ce film aborde la problématique de la recherche de soi et de la sexualité à 17 ans. Cela commence par de la violence pour finir par de l’amour, c’est le désir inavouable qui ressort de cette relation … et pour mieux que le spectateur comprenne on a même droit à la définition du désir et la définition du besoin au moment des révisions du bac de ces deux jeunes. On à même droit à un extrait du banquet de Platon! Les petites phrases que j’ai retenu :

« Il vaut mieux une mère alcoolique, qu’une mère dépressive »

, ou encore le passage sur le deuil (le meilleur dialogue à mon avis, sur les conseils de personne suite à la mort d’un proche):

« – Merci.

  • Mais de quoi, je n’ai rien dis et je ne sais pas quoi dire
  • Merci justement d’avoir rien dit… »

Je remarque que les scènes sexuelles de La vie d’Adèle étaient hautement plus hard (et plus nombreuses) m’avaient moins dérangé que celles-ci qui sont plutôt soft. Finalement je préfère la version féminine de « je découvre mon désir à 17 ans ». Enfin ce que je veux dire c’est qu’heureusement pour moi qu’Abdellatif Kechiche n’a pas fait la version mâle car je ne suis pas encore prêt 🙁 . A mon avis pour avoir une scène telle que celle de la vie d’Adèle, il aurait fallu que cela soit une femme qui tourne une scène entre homme. A l’époque j’avais bien aimé ce commentaire : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1427189-scenes-de-sexe-dans-la-vie-d-adele-oui-les-realisatrices-ont-un-regard-different.html 

Mélanie Laurent, la réalisatrice de « Respire », a déclaré récemment : « Quand je vois ‘La vie d’Adèle’, ce long plan sur une scène de sexe, juste du sexe, du sexe et encore du sexe pendant près de 20 minutes, je me sens mal pour elles. Je ne trouve pas ça excitant. J’ai aimé le film, mais pas cette partie. (…) Quand je vois une femme filmer une autre femme, je sens la différence. Notamment dans les films avec des intrigues réellement sexuelles ».

En réfléchissant bien il devait surement y avoir une part de voyeurisme masculin qui fait que la Vie d’Adèle passait mieux, et cela il faut l’assumer 🙁 . Ce film aura eu le mérite de m’ouvrir les yeux sur cette problématique. Je le conseille donc à tous les hommes (avec un petit h) avec avant la visualisation de la Vie d’Adèle.

Réalité (2015) par Quentin Dupieux

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Je pense que certains films ne sont pas adapter au raisonnement trop cartésien (avec les films de Godard j’ai un peu le même problème). Et celui-ci est un bon exemple du film qu’il ne faut pas essayer de comprendre. Dans ce film la seule chose que je retiens c’est le scénario du film « Waves » : « les télés envoient des ondes qui abrutissent les gens dans un premier temps ». On n’est pas très loin de la réalité 😉 , en fait cela ma fait penser à une UNE de Charlie Hebdo.

Unknown

Par moment j’avais l’impression que Dupieux nous parlait de ses angoisses sur les détails ridicules dans un film. Et dans le film le détail ridicule est le cri …on a l’impression qu’il essaye de se comparer à Kubrick, avec son fameux « Kubrick mes couilles ». Cela dit je pense que certaines personnes aimeront ce film qui essaie de nous faire passer sans cesse du rêve à la réalité, et nous faire nous demander si on est dans le rêve ou la réalité. Pour finalement nous y perdre …

Quand ce film est sorti, je ne suis pas allé le voir. J’ai préféré voir Américan Snipper de Clint Eastwood. Finalement je ne regrette pas, le film de Clint Eastwood est une pure merveille.

Je vais mettre des mots clefs sur les films :

  • film pas pour moi.
  • film moyen.
  • film à voir.
  • film incontournable.