BIOT INFO : Pourquoi les algues se sont développées sur la Brague et quelles sont les actions à entreprendre ?

J’ai trouvé l’information dans le BIOT INFO ( Automne 2017 ) :

« Cette année, le développement algal de la Brague est très abondant. Il résulte de l’éclairement important du lit, faute de l’absence de ripisylve arraché et déstructurée par la cru de 2015. Par ailleurs, la sécheresse a considérablement réduit le débit de la Brague et a contribué à ce phénomène. Certains tronçons se sont totalement asséchés.

Nos analyses d’eau et notre concertation avec les gestionnaires de stations d’épuration confirment qu’il n’y a aucune concentration anormale de nitrates ni de phosphates. Ce phénomène est naturel et n’entraine aucune gestion particulière. »

Cédric Cheneval, chargé de mission « eau et milieux aquatiques » au SIAQUEBA ( Syndicat Intercommunal de l’Amélioration de la Qualité des Eaux de la Brague et de ses Affluents. )

J’avais fait un article : https://www.cyber-neurones.org/2017/05/la-brague-ce-paradis-qui-se-perd/ . J’ai donc ma réponse, bravo au « Biot Info » 🙂 .

J’ai une autre question : A quoi cela sert de couper les cannes de Provence, on a l’impression qu’elle repousse aussi tôt ?

A suivre.

Projet NAIAD : Le flyer

Le flyer du projet NAIAD : Nature Insurance value : Assissent and Demonstration .

Quelques articles sur NAIAD :

  • http://www.brgm.fr/projet/naiad-demontrer-evaluer-valeur-assurance-solutions-basees-sur-nature-risques-lies-eau (26.09.2017): NAIAD a pour objectif d’évaluer la valeur d’assurance et l’intérêt de solutions basées sur la nature pour accroître la résilience de territoires vulnérables aux risques liés à l’eau notamment les sécheresses et les inondations. Ces solutions sont supposées multifonctionnelles c’est-à-dire qu’elles apporteront des bénéfices au-delà de la réduction des dommages : elles contribueront à l’amélioration du fonctionnement des écosystèmes et de leurs usages.
  • http://cordis.europa.eu/project/rcn/206403_en.html 
  • http://www.irstea.fr/sites/default/files/ckfinder/userfiles/files/IRSTEA_FlyerPresentationNAIAD_SurveyInterviews.pdf David Moncoulon (CCR) et Cécile Hérivaux (BRGM) ont présenté devant les assureurs le projet NAIAD, tel qu’un « exemple de problématique future ». Ils ont souligné l’importance du caractère interdisciplinaire de ce projet : qui rassemble 11 pays européens, 23 partenaires, 9 sites de démonstrations et qui couvre les aléas liés à la gestion de l’eau. Ils ont aussi présenté les deux sites français (localisés dans le Sud de la France, le bassin de la Brague, proche de Nice et Mandelieu, et le bassin du Lez, proche de Montpellier), tels que des exemples d’application pour évaluer et démontrer la valeur assurantielle des écosystèmes.

 

Mon avis sur la Brague :

  • Je pense qu’il faut élargir de 3 m la Brague de Biot à la mer, et pour que cela soit profitable il faudrait faire une piste cyclable en contre-bas. La piste cyclable serait un atout pour le tourisme mais aussi pour les personnes qui vont en vélo sur Sophia-Antipolis. En plus cela serait plus facile de faire l’entretien des berges.  Le plus gros du travail serait au niveau des ponts (pont Brejnev à Biot, qui n’a pas de passage piéton) et de l’autoroute. Mais les buses de l’autoroute ne sont pas une solution qui peut tenir dans le temps. Actuellement elles ne sont même plus de niveau …
  • On voit bien qu’il n’y a pas de lien entre le bord de Mer et Sophia-Antipolis avec les pistes cyclables : source http://www.amenagements-cyclables.fr/fr 

ASEB-AM : Manifestation du 3 octobre

(Je ne suis pas membre de l’ASEB-AM, mais je publie leur communiqué de presse)

“Association pour la Sauvegarde de l’Environnement de Biot   ASEB-AM”

Manifestation le 3 octobre 2017 de 8h00 à 10h00

Rond point de la NORIA  06410  BIOT

Objectifs:

  1. Sensibiliser la population travaillant sur Sophia Antipolis aux risques liés aux inondations qu’elle court.
  2. Protester contre l’inaction de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis (CASA) et de ses communes pour mettre en place des mesures permettant de limiter les effets des forts épisodes pluvieux.

A BIOT, en 35 ans les habitants ont subi 25 inondations, catastrophes naturelles majeures reconnues, soit une tous les 18 mois, la dernière étant l’inondation meurtrière du 3 octobre 2015.

Mis à part une information peu couteuse sur les risques d’inondation pour les populations, rien ne se passe depuis deux ans:

–       Aucune étude globale de l’écoulement des pluies sur le bassin versant de la Brague.

–       Aucune proposition de solution.

–       Aucun projet de travaux dans le cadre des Programmes d’Actions pour la Prévention des Inondations(PAPI 2 et 3).

–       Aucune Enquête Publique et Environementale .

–       Aucun financement porté au budget de la CASA.

–       Aucune demande de subvention.

–       Aucune prise en considération de ce qui se passerait si un épisode pluvieux violent comme celui du 3 octobre 2015 intervenait lors de la sortie du travail, les routes étant alors embouteillées.

Or des solutions de travaux amoindrissant l’impact d’une telle catastrophe sur les biens et les personnes existent. CASA, communes et Pouvoirs Publics font preuve d’un immobilisme affligeant.

Par contre, la CASA est très active pour accroître les surfaces de sol imperméabilisé, augmentant les vitesses d’écoulement des eaux vers la plaine de la Brague :

–       Toujours plus de projets d’agrandissement des centres commerciaux existants : Carrefour, Leclerc, Castorama et bientôt Leroy-Merlin, alors que les modèles de consommations évoluent.

–       Toujours plus de projets de création de nouveaux centres commerciaux ou projets d’urbanisation : les Clausonnes, le Fugueiret, l’immense Open Sky, la cité des sciences et savoirs, ….

–       Un projet de ligne de chemin de fer (Ligne Nouvelle).

–       Toujours plus de constructions dans les communes en amont du bassin de la Brague.

Entre un développement économique frénétique, sans retenue, dangereux, pour le seul gain des promoteurs et des investisseurs et un développement économique harmonieux, maîtrisé, respectueux de l’environnement et protégeant les populations, nos élus de la CASA ont choisi le pire.

Il est grand temps que les habitants et les associations se mobilisent pour que :

  • la raison de la qualité de la vie l’emporte sur le bétonnage inconscient. La même erreur a été faite sur le littoral il y a 50 ans. Ne la répétons pas sur le plateau de Sophia Antipolis, 
  • des travaux permettant de sécuriser la basse vallée de la Brague soient engagés.

Appel à manifester sur le site de notre association : https://www.aseb-am.fr/l-actualité/